Par Faustine Collet, Responsable recrutement et capital humain chez 6TM Group.

En 1998, une poignée de passionné.e.s d’informatique s’est lancé le défi fou de monter leur propre structure dans la transformation numérique des entreprises. 30 ans plus tard, les liens tiennent toujours et les projets s’enchaînent !

Quand on imagine les bureaux d’une entreprise du numérique, on pense facilement à un quartier d’affaires flambant neuf avec de grandes façades vitrées. Du côté de Viasilva, par exemple (pour les Rennais qui connaissent le secteur 🙃). Et on ne va pas se mentir, choisir une adresse à Cesson-Sévigné ou même dans le centre-ville de Rennes nous aurait sans doute apporté plus de visibilité. Peut-être que notre localisation n’est pas la plus branchée de Rennes mais qu’importe. Et oui, on peut très bien travailler à la pointe du numérique et de l’IA sans être installés dans un quartier d’affaires ou un pôle numérique.

6TM Group a fait le choix de façonner un écosystème qui lui ressemble et qui s’est étoffé au fil des années avec La Palmeraie. Situés sur la commune de Vern-sur-seiche, les locaux accueillent aujourd’hui une dizaine d’entreprises qui se côtoient et évoluent ensemble. Et ce choix a beaucoup plus de sens à nos yeux.

Le groupe ne cesse de grandir sans perdre de vue ses partenaires du début, ni ses valeurs.

D’ailleurs, les locaux sont en pleine rénovation et on a hâte de voir le résultat final ! ✌🏻 Rendez-vous en 2027 pour découvrir tout ça et pourquoi pas venir prendre un café avec nous. ☕️

Des voisins engagés

Tout le monde a beaucoup de travail et, bien sûr, nous ne pouvons pas côtoyer chaque collaborateur.ice.s des autres structures tous les jours. Pour autant, j’aime savoir qu’à deux pas de mon bureau se trouve une association qui a compté beaucoup pour ma famille il y a quelques mois de cela.

Les P’tits Doudous. Peut-être la connaissez-vous déjà ?

L’association est née en 2011, à l’initiative de Nolwenn Febvre, infirmière anesthésiste au CHU de Rennes. L’idée était simple et essentielle : offrir un doudou aux enfants opérés afin de rendre ce moment un peu moins difficile. Et ce beau projet a pu voir le jour grâce à un modèle de financement malin : recycler les déchets hospitaliers, notamment les métaux. Rien ne se perd et les familles ne paient rien !

Quinze ans plus tard, Les P’tits Doudous, c’est 183 associations locales en France, en Belgique et au Canada, plus de 2 500 soignants engagés et plus de 250 000 enfants accompagnés chaque année. L’objectif, n’a pas changé : améliorer le vécu des enfants opérés, celui de leurs parents et apporter un peu de confort aux soignants.

De l’autre côté de la porte

Je tiens à parler des P’tits Doudous aujourd’hui car je connais cette association en tant que maman. Ma fille ayant été opérée plusieurs fois à l’Hôpital Sud de Rennes.

Je me rappelle encore de notre arrivée dans l’unité pédiatrique où trois petites voitures électriques attendaient les enfants pour les conduire jusqu’au bloc : une Mercedes noire, un petit camion blanc et un cabriolet BMW rose. Ma fille, elle, n’avait vu que le cabriolet. Elle était trop petite pour l’utiliser et aussi trop petite pour comprendre ce qui l’attendait. Je revois sa petite moue de frustration vite balayée par l’envie de grimper dedans. Elle a alors quitté la chambre en ne pensant qu’à une chose : la voiture rose. Et pour nous, parents, cette expérience change entièrement notre façon de voir partir notre enfant au bloc.

Ceux qui ont vécu ces moments difficiles le savent : l’attente est longue. On regarde sa montre 30 fois par heure, on fait semblant de lire, on sursaute à chaque bruit de porte.

Puis, heureusement, vient le moment des retrouvailles. Là encore, Les P’tits Doudous pensent à tout. Au réveil, notre fille s’est vue offrir un petit nounours qui ne l’a plus quittée par la suite. Il est devenu son compagnon d’infortune, puis son meilleur ami du quotidien. 🧸

Lors des deux opérations suivantes, le hasard a bien fait les choses. Parmi tous les doudous et toutes les couleurs possibles, elle a reçu exactement le même : beige, tout petit, la taille parfaite pour tenir dans le creux de sa main.

Je me rappelle de notre émotion quand son petit lit à barreaux est revenu dans la chambre. Le réveil était forcément compliqué. Mais grâce à ce petit compagnon, posé tout près d’elle, la douceur est revenue.

Aujourd’hui, les trois nounours ont chacun leur place dans sa vie : chez nous, chez la nounou et chez sa mamie. Où qu’elle soit, son meilleur ami n’est jamais loin.

Pour les parents, on ne va pas se mentir : un doudou en triple, c’est aussi la meilleure assurance contre le demi-tour du soir pour aller récupérer celui qu’on a oublié chez la nounou. 😅

Cap sur le large

Croiser dans le couloir celles et ceux qui portent ce projet me fait toujours quelque chose. Parce que je sais ce que leur engagement quotidien change, pour un enfant et pour ses parents qui attendent derrière la porte.

Ce qui me touche le plus c’est de voir que l’aventure des P’tits Doudous dépasse largement les murs de la Palmeraie ou des hôpitaux. Le 1er novembre, l’IMOCA Les P’tits Doudous, mené par le skipper Armel Tripon, prendra le départ de la Route du Rhum depuis Saint-Malo en direction de la Guadeloupe, avec à son bord les couleurs d’une association née à Rennes embarquant les histoires de milliers d’enfants et de soignants.

Le village de la course ouvre ses portes aujourd’hui, alors si vous passez à Saint-Malo, faites un détour par leur stand. Vous pourrez rencontrer l’équipe et repartir avec une peluche.

Chaque achat soutient directement l’association. Et vous trouverez forcément quelqu’un à qui offrir ce joli doudou, qui se décline en plusieurs tailles et en plusieurs coloris.

Pour toutes ces raisons, je suis fière de partager le quotidien de La Palmeraie et de côtoyer autant de belles énergies qui nous rappellent chaque jour que l’engagement peut tout changer.

À la maison, on suivra la course de près. Merci à l’association. Et bon vent, Armel !